logo
bordgauche
borddroit
ombremenu
Cancers cutanés

LES MELANOMES

Le mélanome est un cancer cutané dont la fréquence est en constante augmentation depuis 50 ans. Cette tumeur représente le 9ème cancer en terme de fréquence au niveau national avec 7230 cas diagnostiqué en 2000. Le mélanome est devenu le cancer le plus fréquent de l’adulte jeune entre 25 et 50 ans dans la zone occidentale.

Le facteur de risque principal reste l’exposition solaire, en particulier brûlures solaires lors de l’enfance et de l’adolescence. Les autres facteurs de risque sont : un antécédent personnel ou familial de mélanome, un antécédent personnel de cancers cutanés liés à l’exposition solaire (carcinomes, liens), la présence de nombreux « grains de beauté » (appelés naevus) sur le corps (figure naevus). Les formes familiales de mélanomes sont rares (<10% des cas).

ImageImageImage

Le mélanome se présente le plus souvent comme une tache brune soit récemment apparue soit avec une évolution récente. Cette notion d’évolution est très importante et regroupe les changements de forme, de taille, de couleur ou des bordures de la lésion. Le mélanome survient soit sur un naevus préexistant (Figure Mélanome sur naevus) soit de novo et peut dans ces cas mimer un naevus. Il existe différents types de mélanomes : superficiel extensif (figure SSM), nodulaire (figure Mélanome nodulaire), des extrémités (Figure MAL), d’évolution lente de la face (Figure Mélanome de Dubreuilh)

ImageImageImage

Le pronostic du mélanome à un stade localisé dépend de son épaisseur. Plus la tumeur est détectée et traitée tôt et plus le pronostic est bon. Le traitement recommandé à un stade localisé est la chirurgie (lien fiche « traitement et suivi du mélanome »). Le mélanome est un cancer agressif. Il peut ainsi disséminer dans le corps au niveau de la peau, des ganglions lymphatiques et d’autres organes profonds (poumons, foie, cerveau…). Les traitements utilisés sont selon les situations : la chirurgie, l'immunothérapie et les thérapies ciblées, la chimiothérapie, ou la radiothérapie.

En raison du mauvais pronostic du mélanome à un stade généralisé, il est essentiel de le détecter à un stade précoce, localisé et traitable par chirurgie (intérêt du dépistage, de la surveillance des naevus). En outre, les conseils de photoprotection et de prévention solaire, en particulier chez les enfants, sont essentiels chez les sujets à risque de développer un mélanome. En effet, les sujets à peau claire, ne bronzant pas ou peu (brûlures solaires en début d’exposition), doivent être informés du risque augmenté de mélanome. Ainsi, il convient d’éviter les brûlures solaires et les expositions excessives chez les enfants et les adolescents.

LES CARCINOMES

Les Carcinomes. Ce sont les cancers de la peau les plus fréquents. Ils se divisent en carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire ou épidermoïde.

ImageLe carcinome basocellulaire est le plus fréquent des cancers. Son incidence est de 1 à 1,5% dans la population européenne. Le facteur de risque prépondérant est le soleil et en particulier l’exposition UV pendant l’enfance. Ainsi, les coups de soleil de l’enfance favoriserait l’apparition de ce cancer. Le carcinome basocellulaire est un cancer particulier : d’une part son pronostic est excellent s’il est pris en charge tôt ; d’autre part, il ne métastase que très rarement (<0,001% des cas).

Il se présente sous la forme d’une petite lésion en relief, couleur rose-rouge parfois de la même couleur que la peau adjacente ou pigmenté (marron-noir) (photos). Sa bordure est typiquement translucide, comme une perle posée sur la peau. La lésion siège le plus souvent sur les zones exposées au soleil : visage, cou, bras, jambes, dos. Les formes du visage sont plus dangereuses que les autres en raison de la proximité des orifices (œil, nez, bouche). Cette lésion n’est pas douloureuse et évolue lentement de façon insidieuse. Des formes creusantes ou d’évolution plus rapide sont parfois observées.

La détection précoce est donc primordiale ainsi qu’un traitement le plus souvent chirurgical adapté (lien voir Recommandations ANAES-SFD 2005). Le traitement recommandé est très souvent la chirurgie avec une marge de peau saine (marge de sécurité), mais parfois la radiothérapie ou d’autres traitements peuvent être proposés.

 

ImageLe carcinome spinocellulaire ou épidermoïde est moins fréquent que le précédent. Son incidence est estimée à 5 pour 1000. Le facteur de risque principal est aussi le soleil, mais avec des exposition plus prolongée et répétées au cours de la vie lors des activités professionnelles (travailleurs en extérieur) ou de loisirs. D’autres facteurs de risque sont connus pour ce type de cancer : les radiations ionisantes, certains produits chimiques cancérigènes (Arsenic, huiles de coupe…).

Il se présente le plus souvent sous la forme d’une croûte ne guérissant pas, parfois saignante, peu ou non douloureuse. Il siège sur les zones exposées aux UV : face (oreilles, nez, lèvres), dos des mains et des bras, cuir chevelu, jambes. Le carcinome épidermoïde est plus agressif que le précédent basocellulaire. En effet, il possède un potentiel de dissémination à distance vers, en premier les ganglions lymphatiques (« glandes » dans les aisselles, les aines et le cou), mais aussi à distance vers les poumons et d’autres organes plus rarement. Le traitement le plus souvent recommandé pour les formes localisées à la peau ou aux ganglions est la chirurgie avec une marge de sécurité plus importante que pour le carcinome basocellulaire. Les autres traitements possibles sont la radiothérapie et d’autres techniques plus rarement utilisées. La chimiothérapie est proposée dans les formes avec atteinte pulmonaire ou autres localisations à distance.

 
 
piedsympozium.fr